Arrêtons les contre-réformes Macron. Abrogation de la loi El Khomri et des ordonnances Macron !

Macron, s’appuyant sur la loi El Khomri qui déjà sonnait le glas du code du travail, a signé le 22 septembre, dans une parodie à l’américaine, les ordonnances annonçant la mort du code du travail et des conventions collectives.

En à peine 5 mois, ce transfuge du gouvernement Hollande, mal élu, dégringolant dans les sondages, avec pour seule base sociale les grands patrons et quelques secteurs de la petite bourgeoisie, prétend ramener la classe ouvrière plus d’un siècle en arrière, lorsqu’elle était taillable et corvéable à merci par les patrons.

Et les ordonnances à peine signées, il poursuit son programme réactionnaire : hausse de la CSG pour fiscaliser la sécurité sociale, suppression de l’ISF, « réforme » de l’hôpital, attaques contre les indemnisations chômage et les allocations logements, démantèlement de nos retraites par répartition pour les livrer aux assurances privées, asphyxie des collectivités locales, suppressions de postes de fonctionnaires… privatisations !

Fidèle partisan d’une Europe entièrement vouée aux intérêts capitalistes, il avance avec la bénédiction du FMI, d’Angela Merkel et consorts… vers une Europe d’austérité, de contre-réformes, de misère et de chômage où le dumping social est la loi, où toutes les conquêtes sociales gagnées par la lutte de classe doivent disparaître.

Une Europe où les capitalistes dans leur course aux profits, ne sont plus prêts à céder la moindre véritable réforme sociale, ou seulement quelques miettes, mais au contraire, sont déterminés à reprendre tout ce qu’ils ont été contraints et forcés de lâcher sous la pression de la lutte de classe.

Issues d’un long combat du mouvement ouvrier, l’ensemble de nos conquêtes sociales reste donc un enjeu décisif de la lutte de classe et c’est donc à une véritable confrontation avec le gouvernement qu’il faut se préparer !

Confrontation à laquelle se prépare aussi le gouvernement Macron, quand, menaçant, il avertit : qu’il ne cédera ni aux « fainéants, cyniques et extrêmes », qu’il ira jusqu’au bout de ces « réformes », que « la démocratie ce n’est pas la rue »… et quand il accuse les travailleurs de GM&S, venus défendre leur emploi, « de foutre le bordel » au lieu d’aller chercher du travail.

« Ni de gauche ni de droite », comme les médias bourgeois aiment à nous le rappeler, Macron dépeint son véritable visage dans son soutien au gouvernement Rajoy en Espagne contre le droit à l’autodétermination y compris à la séparation de la Catalogne.

Les 13 manifestations contre la loi El Khomri, malgré des milliers et des milliers de travailleurs dans la rue ont démontré leur limite ! La loi est passée !

Unité d’action

La démonstration est faite que face à la détermination d’un gouvernement prêt à aller jusqu’au bout pour satisfaire les exigences de Bruxelles et sa bourgeoisie, les méthodes de lutte des confédérations syndicales ont prouvées leur « impuissance et inefficacité ». Les grèves ponctuelles sans lendemain, les journées d’action à répétition, les grèves reconductibles limitées à une profession, comme celle des chauffeurs routiers, isolées de l’ensemble de la classe ouvrière, ne permettent pas de l’arrêter.

Le fait d’avoir cédé sur quelques revendications des chauffeurs routiers, aux dockers, pour essayer de les calmer et par crainte d’une contagion, ne modifie en rien sa politique de fond contre le mouvement ouvrier.

Au contraire, continuer dans cette voie, accentue la division des travailleurs et peut conduire à la démoralisation, face à un gouvernement qui n’hésite pas à réprimer les grévistes, comme cela a été le cas à l’encontre des chauffeurs routiers le 25 septembre (répression dénoncée par les fédérations CGT et FO des transports) et à l’encontre d’hospitaliers qui manifestaient le 2 octobre devant le siège de l’assistance publique-hôpitaux de Paris (dénoncé par SUD – Santé APHP).

Alors pourquoi renouveler aujourd’hui le même scénario, les uns après les autres, les 12, 21, 25, 28 septembre, 10 et 19 octobre ?

Et n’en déplaise à ces messieurs du gouvernement, justement, c’est bien par les méthodes traditionnelles de lutte du mouvement ouvrier que constituent les grèves, les occupations et les marches dans la rue que nous pourrons faire plier ce gouvernement réactionnaire de droite au service des patrons.

L’heure est venue pour une véritable unité d’action, syndicale et politique, pour l’abrogation de la loi El Khomri et des ordonnances sur la loi travail, par la seule méthode qui a démontré son efficacité par le passé, la grève générale : La grève générale jusqu’à satisfaction ! La grève générale pour mettre à bas toutes les contre-réformes Macron !