Tous ensemble, stoppons macron !

Communiqué de la Ligue Socialiste (LS) – Quatrième Internationale

Paris, le 12 mars 2018

Tel un rouleau compresseur, le gouvernement Macron, loyal serviteur de l’impérialisme européen, continue le démantèlement des conquêtes ouvrières arrachées par un siècle de luttes.

Il récompense grassement le capital à coup de milliards d’euros, tandis qu’il s’attaque aux couches de la société les plus démunies et plus fragiles, les immigrés, les chômeurs, etc.

En moins d’un an de pouvoir, il a déjà à son actif les ordonnances qui démantèlent le code du travail, les attaques contre la sécurité sociale et les Assedic (avec la suppression des cotisations maladie et chômage), la poursuite de l’asphyxie de notre système de santé, en particulier les hôpitaux, sans parler des attaques contre le bac, la sélection à l’université et sa future contre-réforme des retraites !

Maintenant, il passe à l’offensive contre les services publics, la SNCF et les aéroports de Paris, pour les privatiser, comme le demande depuis longtemps les capitalistes, et veut détricoter les statuts des fonctionnaires et des cheminots.

Pour la Fonction publique, son plan « Action publique 2022 » prévoit une réduction des dépenses publiques de 60 milliards d’euros (3 points de PIB). Soit pas moins de 120 000 suppressions de postes sur le quinquennat, dont 50 000 dans la Fonction publique d’État sous couvert d’un plan de « départs volontaires » avec un recours massif aux contractuels à la mobilité forcée et la rémunération au mérite.

C’en est fini de la garantie de l’emploi préservée jusqu’à ce jour !

Pour ce qui est de la SNCF, il s’appuie sur le rapport Spinetta publié le 15 février qui préconise l’ouverture à la concurrence et la suppression de 9 000 km de lignes et la fin du statut des cheminots (pour eux aussi, finie, la garantie de l’emploi). Tout en manœuvrant, il menace de recourir aux ordonnances pour passer en force.

Semeur d’illusions, il prétend vouloir améliorer le service public et non le privatiser. Et avec la complicité de médias complaisants, il divise pour mieux régner en stigmatisant les travailleurs du public et les cheminots, taxés de privilégiés par des vrais nantis !

Pour parvenir à ses fins, il a besoin de la coopération des directions des confédérations syndicales, conviées à toutes sortes de concertations.

Et il faut le dire, elles ont déjà commencé à louvoyer, dans la Fonction publique, en rappelant « leur attachement à un dialogue social constructif, sincère qui permet de faire avancer les droits des fonctionnaires et agents publics ». Certes, elles ont décidé de ne pas se rendre au comité de suivi Action Publique 2022 du 5 mars, mais dans le même temps elles appellent les « Ministres Gérard Darmanin et Olivier Dussopt à engager de véritables négociations qui permettraient aux organisations syndicales de porter la parole des personnels ». (Déclaration du 5 mars des organisations syndicales CGT, FO et Solidaires).

Même chose à la SNCF, lorsque les organisations syndicales CGT, UNSA, SUD Rail, CFDT de la SNCF réunies le 27 février 2018, menacent d’en appeler à la grève si le gouvernement décidait de passer en force mais affirment qu’elles « ont convenu de se rendre aux concertations organisées par le gouvernement dans les prochains jours pour porter leur refus de démantèlement du service public ferroviaire et du recours aux ordonnances ».

Tout en appelant à une journée d’action le 22 mars les agents de la Fonction publique et les cheminots, vont-elles à nouveau rentrer dans une messe déjà dite, dans des concertations ou négociations bidons où tout est joué d’avance, dans lesquelles le gouvernement ne bougera pas d’un iota ? ! NON, IL N’Y A RIEN À NÉGOCIER !

La seule réponse est la mobilisation jusqu’au bout du mouvement ouvrier, tous ensemble dans l’unité, dans la grève, pour stopper net ce gouvernement ! Pour défendre toutes nos conquêtes sociales, pour tirer nos acquis par le haut et non par le bas !

C’est la seule détermination que doivent avoir des organisations syndicales dignes de ce nom !